dsc_0366

dsc_0367

dsc_0370

dsc_0392

dsc_0413

dsc_0434

dsc_0438

(...)

Quand Martin Page dit fort, ça donne ça :

 "On ne va pas mentir. La souffrance nous rend visite, la dépression est un corbeau sur notre épaule. Mais nous rions, nous aimons, nous avons du plaisir, nous en donnons. Nous avons choisi notre camp dans le grand combat. L'art est un art de vivre. Deleuze disait : "le système nous veut triste, il nous faut être joyeux pour résister". Alors imaginons  les plus belles oeuvres, tombons amoureux à chaque page, mettons des éclairs dans des phrases et des tremblements de terre dans des personnages.

Le réel, c'est notre ennemi, mais on vit avec lui tous les jours, alors on l'aime pour que ce ne soit pas insupportable, mais aussi par ruse : comme le malade va aimer sa maladie pour la dompter, et peut-être la rendre inefficace. Nous vivons en secret, là et pas là à la fois, nous donnons des gages de temps en temps, notre vie est contrebande et prudence. Si quelques applaudissements nous permettent de payer notre loyer, alors tant mieux. Nous n'abandonnerons pas notre douceur et notre capacité d'émerveillement, ces défauts sociaux que nous avons appris à dissimuler.

Le monde est magique et nos pouvoirs infinis. Il n'y a qu'une chose à faire des violences, des jalousies, des déguelasseries, de tous les coups et du mensonge : les dévorer. C'est notre faim qui nous sauve.

(...)